La piscine autoportante
La piscine autoportante compte parmi les bassins les plus répandus, en raison de
sa facilité d'installation et de son prix accessible.
Le principe
Sa forme est voisine de celle d'un bassin gonflable. Elle est constituée d'un boudin périphérique, seul élément à gonfler, et d'une poche souple qui prend forme à mesure que le bassin se remplit : la pression de l'eau redresse le boudin et tend la paroi.
Sa stabilité lui vaut également le nom de piscine autostable.
Les modèles renforcés emploient des tubes d'acier assemblés en armature : c'est la piscine tubulaire, plus rigide, plus grande et plus durable.
Livrée démontée, elle relève aussi de la catégorie des piscines en kit ou préfabriquées : les éléments sont prêts à poser, et l'ensemble s'accompagne d'un système de filtration et des accessoires nécessaires.
L'installation
Le succès tient presque entièrement à la préparation du sol, et c'est le point le plus souvent bâclé.
Le terrain doit être parfaitement horizontal : un écart de quelques centimètres suffit à déformer la structure et, sur les grands volumes, à provoquer une rupture. Le contrôle se fait au niveau à bulle sur une règle, et non à l'œil.
Le sol doit être débarrassé de tout caillou, racine ou tige, et recouvert d'un tapis de protection.
Il faut éviter de creuser pour rattraper une pente : le remblai se tasse et le bassin s'incline la saison suivante.
Enfin, il faut prévoir la proximité d'une alimentation électrique protégée par un disjoncteur différentiel, à distance réglementaire du bassin.
L'entretien de l'eau
Trois paramètres suffisent, et ils se contrôlent avec des bandelettes.
Le pH, à maintenir entre 7,0 et 7,4 : au-delà, le désinfectant perd l'essentiel de son efficacité, ce qui explique la plupart des eaux vertes malgré un traitement régulier.
Le désinfectant (chlore, brome ou oxygène actif) dont la concentration doit rester dans la plage indiquée.
Et la filtration, dont la durée quotidienne se règle approximativement sur la moitié de la température de l'eau exprimée en degrés : 28 degrés appellent 14 heures.
À quoi s'ajoutent le nettoyage du panier de skimmer, le rinçage de la cartouche et l'usage d'une bâche pour limiter l'évaporation et les salissures.
La sécurité
Ce point ne se néglige pas : la noyade reste la première cause de mortalité accidentelle chez le jeune enfant, et elle survient en silence, en quelques minutes.
L'obligation légale de dispositif de sécurité normalisé vise les piscines enterrées ou semi-enterrées non closes ; les piscines hors-sol démontables n'y sont pas soumises, ce qui ne dispense de rien.
Les mesures efficaces : retirer l'échelle après chaque baignade, employer une bâche à barres correctement tendue plutôt qu'une simple couverture flottante, sur laquelle un enfant peut glisser sans qu'on le voie, , clôturer l'accès, et maintenir une surveillance active et désignée.
L'hivernage et la durée de vie
Dans les régions à gel, l'hivernage passif est la règle pour les modèles autoportants : vidange complète, nettoyage, séchage intégral avant pliage, et stockage à l'abri du gel et des rongeurs.

Une piscine autoportante correctement entretenue dure quelques saisons ; une piscine tubulaire de qualité, davantage. Les pièces d'usure, liner, cartouches, raccords, bâche, se remplacent, à condition que le modèle soit encore approvisionné.
Les démarches
Une piscine hors-sol démontable installée moins de 3 mois par an est en principe dispensée de formalité si sa surface reste modérée.
Au-delà, une déclaration préalable peut être exigée, et les règles locales d'urbanisme peuvent être plus strictes, notamment en secteur protégé.
Un point souvent ignoré : l'eau de vidange ne doit pas être rejetée directement dans le réseau d'eaux pluviales sans neutralisation préalable du désinfectant, et plusieurs communes réglementent ce rejet.
